| Liste des termes correspondant à "coran". | 1 Termes trouvés. |
C
- Coran (Qur'an) : [ récitation, communication orale, message ] Nom du livre sacré de l'Islam, parole d'Allah. Il rassemble sous forme de chapitres (sourates) et de versets (ayats ou "signes") les révélations faites par Dieu (à Lui la puissance et la gloire) au prophète Mohammad (sur lui la prière et la paix) par l'intermédiaire de l'ange Gabriel (Gibrîl) durant environ une vingtaine d'années (612-632 après JC).
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| Recherché "coran" dans le Glossaire. | 35 Termes trouvés. |
A
- Ahl al-Kitab : [ Gens du Livre ] Terme coranique désignant les juifs, les chrétiens et dans une moindre mesure les zoroastriens. Le nom désigne en définitive les peuples qui reçurent un livre révélé.
- Ayat (Ayah) : [ signe ] Verset du Saint-Coran. Le Coran est composé de 114 sourates, elles-mêmes décomposées en un nombre variable de versets, ou Ayat ("signe"). Le terme Ayat célèbre le caractère divin du Saint-Coran en soulignant que chaque verset du Coran est un signe adressé aux hommes.
B
- Basmala : Terme désignant la formule de consécration "Bismillahi Ar-rahman Ar-rahim" (communément traduite par "Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux le Tout compatissant"). On retrouve cette formule au début de presque toutes les sourates du Coran. Cette formule est par ailleurs utilisée par le musulman au moment de commencer toute oeuvre.
C
- Calife (Khalîfa) : [ Lieutenant, vicaire ] Titre porté par le chef de la communauté des croyants. Le Calife est le chef du pouvoir exécutif, souverain chargé de faire appliqué la loi dans la cité (domaines religieux, civique et politique). Pour autant, il ne possède aucun pouvoir spirituel (en Islam, aucun homme n'a ce pouvoir) ni législatif (le Coran et la Sounna seuls sont Loi). Après la mort du prophète Mohammed (sur lui la prière et la paix), quatres Califes (tous compagnons du prophète) se succédèrent par désignation (Abou Bakr, Omar ,Othman et 'Ali) pour tenir le rôle de "Khalîfat-an-nabi", "lieutenant du prophète". Par la suite, plusieurs souverains fûrent nommés "Calife" (notamment à Bagdad) mais jamais la vertue, la splendeur et l'autorité des premiers Califes ne fûrent retrouvées.
E
- Eid al-Adha (Eïd al-adha) : [ Fête du sacrifice ] Une des deux fêtes principales de l'année musulmane, ayant lieu le 10ème jour du mois de dhou-l-hijja. L'Eïd al-Adha, également appelée Eïd el-kebir ("fête du mouton") ou encore "Tabaski" (en Afrique sub-saharienne) est la fête "du sacrifice" et rappelle le sacrifice d'Abraham (cf. Coran, Sourate 37, versets 102-109). On sacrifie traditionnellement a cette occasion un mouton en souvenir de l'agneau sacrifié par Abraham. Une prière particulière de deux rakaates est célebrée dans les mosquées à cette occasion.
La veille de ce jour (9 dhou-l-hijja) l'ensemble des pélerins du hajj se rassemblent dans la vallée d'Arafa (dans les environs de La Mecque) pour une journée complète de prière et de recueillement. Les musulmans du monde entier les accompagnent par un jour de jeûne.
F
- Fatiha (Al fâtiha) : Nom de la première sourate du
Saint-Coran dite la "sourate de l'ouverture".
I
- Ibrahim al-Khalil : Nom du Prophète Abraham. Patriarche de l'Islam comme du judaïsme, fondateur de la Kaaba. ''Al-Khalil'' signifie ''l'ami rapproché'' (de Dieu).
Le Coran (Sourate 3, verset 60) explique qu'Ibrahim (sur lui la prière et la paix) n'était ni juif ni chrétien; Il était pieux et soumis à Dieu (hanif) et il "n'associait rien à Dieu".
- Iddah : Période prescrite à la femme veuve ou divorcée avant de pouvoir se remarier (Voir le Coran, sourate 65)
- Ijaz (i'jâz ul-Qour'ân) : Caractère inimitable du
Coran. Produit des recherches des savants sur le texte du Coran, y ayant relevé l'existence d'"empreintes divines", éléments qu'il serait difficile - sinon impossible - d'attribuer à une intelligence humaine.
- Ijtihad : [ Faire un effort ] Recherche du bon jugement rationnel fondé sur le Coran et la Sounnah.
Lorsque le musulman ne trouve pas d'indication précise concernant une question dans le Coran, et que la Sounna ne lui apporte pas non plus d'élément décisif, il doit faire cet effort nécessaire d'interprétation en se basant toujours sur les principes généraux de l'Islam, lui permettant de déterminer la réponse la plus adaptée. - Imam (Imâm) : [ celui qui se tient devant ] Ce mot désigne traditionnellement celui qui dirige la prière. Il se tient devant tous les autres croyants dirigé, comme eux, vers La mecque. Dans le cas où les croyants sont au nombre de deux, les deux croyants se mettent côte à côte, celui tenant le rôle d'Imam se mettant à gauche.
En islam, le sacerdose n'existe pas (il n'y a pas de moîne, ni de prêtre qui soit officiellement ordonné) et tout croyant, pour peu qu'il connaisse bien sa religion et qu'il le soit le plus érudit du Coran, peut diriger la prière.
- Isa (Isâ) : [ Jésus ] Nom arabe de Jésus, fils de Marie. La tradition islamique considére Jésus (Que le salut soit sur lui) comme envoyé de Dieu et il est loué à de multiples reprises dans le Coran pour ses grandes qualités de coeur, ayant inspiré aux chrétiens la compassion. Sa conception est considérée comme miraculeuse, sa mère Marie étant vierge. La tradition islamique rejette la mort de Jésus sur la croix et lui oppose son élévation vivant auprès de Dieu, son retour étant annoncé vers la fin du monde.
J
- Janâba : [ Impûreté majeure ] Terme désignant l'état d'une personne après un rapport conjugual, une perte de sperme, menstrues ou loquies. Avant d'effectuer la prière, une personne se trouvant en état de janaba doit se laver le corps entier (Ghousl) ou effectuer le Tayammoum, si aucune eau ne lui est disponible.
En état de Janaba, le musulman ne peut prier, tourner autour de la Kaaba, réciter ou toucher le Coran ou encore entre dans une mosquée. - Jibril (Jibrîl) : [ Gabriel ] Nom de l'ange qui a transmis au prophète Mohammed (sur lui la prière et la paix) le message de l'Islam par la révélation du Coran.
K
- Kaaba, Kaa'ba ou Kaba : [ cube ] On désigne sous ce nom la construction de forme cubique (une quinzaine de mètres de côté) au centre de la mosquée sacrée de La Mecque. La Kaa'ba représente le point de convergence de la prière de tous les musulmans. Fondée par Abraham (sur lui la prière et la paix) tel que décrit dans le
Coran (Coran, II-125) elle est le symbole suprême de l'union des musulmans dans l'unicité. Sa façade comporte une pierre noire, morceau de roche basaltique dont le diamètre est d'environ 30 cm. Contrôlée par les Banu khuza'a ; temple païen en 570 ; à la naissance de
Mohamed (Bsdl), reconstruite par lui et les Mekkois en 605; Les 360 idoles dont le sanctuaire avait été peuplé à l'époque de l'ignorance fûrent détruites en janvier 630 par les musulmans.
- Illustration :

- Kawthar : Rivière du Paradis (sourate du
Coran no-108).
L
- Laylat al Qadr : [ Nuit du destin ] Nuit où le
Coran fut révélé à
Mohammed (bsdl) pour la première fois, pendant le mois de ramadan de l'année 610.
Le jour précis de cette nuit n'est pas connu mais la tradition (sur la base de hadiths) la situe dans les 10 derniers jours du mois de Ramadan, dans l'une des nuits impaires (la nuit du 20 au 21 Ramadan ou celle du 22 au 23 Ramadan, etc. jusqu'à la fin du mois). La veillée de prière en ces nuits est hautement considérée par la tradition.
- Loth : Prophète mentionné dans le Coran. Loth averti son peuple du châtiment qu'il encourait du fait de sa pratique des turpitudes et de la sodomie. Son peuple le rejeta et leur cité fût détruite.
M
- Madrasa, Medersa : [ lieu de lecture et d'étude ] Ecole publique qui dispense l'enseignement du Coran ou sert à l'enseignement du droit islamique mais on y enseignait aussi les mathématiques, le médecine, la littérature et les langues (souvent par un cursus de quatre ans). Ce système scolaire aurait été fondé par le sultan seljoukide Nizam al-Mulk (1018-1092 de l'ère chrétienne).
- Mahr : Prescription coranique, bien remis par l'époux à l'épouse au moment du mariage (contrairement à la "dot" pratiquée traditionnellement en Europe qui voyait la famille de la mariée remettre un bien au futur époux). Ce bien appartient de plein droit à l'épouse.
- Miradj : [ Ascension ] Ce terme rappelle un épisode fameux de la vie du prophète Mohammed (sur lui la bénédiction et la paix) auquel il est fait allusion dans le Coran (Sourate XVII, verset 1): "Al-Isra wa al-miradj", le voyage durant une nuit de la mosquée sacrée de La Mecque à la "mosquée très éloignée", vestiges du temple de Salomon "Al-Aqsa", de Jérusalem (ce voyage est désigné par le terme "Isra") puis son élévation vers les septs cieux pour y rencontrer les prophètes Abraham, Moïse et Jésus (sur eux la prière et la paix) et se trouver en la présence divine (cette élévation est désignée par le terme "Miradj").
- Mounafikoun (Munafiqun) : [ Hypocrites ] Dans le
Coran, ce terme désigne ceux qui ne sont musulmans qu'en apparence.
- Moushrikoun (Mushrikun) : [ Associateurs ] Traduit littéralement " Associant " , de shirk " association " , nom donné aux païens dans le
Coran. Ce terme désigne ceux qui donnent des associés à
Allah, l'Unique qui est sans égal ni associé.
N
- Najwa (An-nadjwa) : Au jour du jûgement dernier, jour de la résurrection, conversation privée entre Allah et chacun de ses serviteurs. Ce terme désigne également une délibération secrète, une conférence ou consultation. (Coran : 58 ;V :07.13) ; ( Sahih Al Boukhâri, Vol.3 Hadith No.621).
- Naskh, an-naskh : [ annulation, abrogation ] Terme désignant le principe selon lequel les jugements de certains versets du Coran abrogent (ou modifient) d'autres jugement d'autres versets. Le verset abrogé est appelé "mansoukh", celui qui abroge est appelé "nassikh". Le verset abrogé (mansoukh) n'est pas considéré comme erroné mais, comme procédant d'une démarche pédagogique, se subordonne au verset abrogeant (nassikh) considéré comme plus adéquate au propos.
Par exemple, le verset 43 de la sourate IV qui appelle les croyants à ne pas prier en état d'ivresse, puis révélés plus tard les versets 90 et 91 de la sourate V qui finalement interdisent le vin aux croyants.
L'abrogation est justement un point fort du Coran, conférant à un texte absolu une pédagogie adaptée à la relativité de la condition humaine.
Il est fait référence à ce principe dans le Coran même, dans les versets 206 de la sourate II, et 101 de la sourate XVI.
R
- Rou (Ar-rou) : Traitement de certaines maladies consistant en une récitation de versets coraniques. La première sourate du Coran est souvent utilisée, suivi d'un souffle léger sur le corps du malade.
S
- Salat : La prière Islamique a été directement enseignée par l'Ange Gabriel au prophète Muhammad (sur lui la bénédiction et la paix). Si le Coran fonde l'institution de la prière (Salat), c'est l'exemple du prophète qui a fixé sa structure très précisément.
La prière musulmane, qu'elle soit effectuée en groupe ou seul(e), est identique dans sa structure. Elle comporte la récitation de versets du Coran et des invocations à Dieu, accompagnées d'inclinaisons et de prosternations en signe de soumission à Dieu.
Cinq prières quotidiennes sont obligatoires : à l'aube (prière nommée ''Sobh'' mais que beaucoup appellent ''Fajr''), en début d'après-midi (''Dhour''), en milieu d'après-midi (''Asr''), après le couché du soleil (''Maghrib'') et dans la nuit (''Isha''). - Salsabil : [ route, sentier, fontaine; frais, savoureux ] Nom de l'un des fleuves du Paradis (Coran, sourate 76, verset 18).
- Shariah (Sharî'a) : [ voie, chemin ] Ce terme fait allusion au chemin droit, à la voie islamique, que suit le croyant sur le chemin de l'Islam. Il désigne par extention l'ensemble des préceptes islamiques. Dans la presse occidentale, on traduit quasiment systématiquement Sharî'a par "loi islamique" ou "loi coranique" en réduisant le terme à une législation civile et en insistant à tort sur son caractère supposé "aveugle" (ce qui ne correspond aucunement aux principes de la législation islamique).
- Sourate (Sûra) : Le
Saint-Coran est composé de 114 sourates, ou chapitres. Chaque sourate porte un nom particulier ("Les hommes", "Joseph", etc.) permettant de la reconnaître. Une sourate ne traite pas forcément d'un thème unique et abordé nul par ailleurs dans le Coran mais représente plutôt une unité dans la révélation divine. En effet, elle peut être composée de révélations ayant eu lieu à des moments différents de la vie du prophète
Mohammed (sur lui la prière et la paix) mais, sauf exception, une même révélation reste entière dans une seule et même sourate.
T
- Tabari (Abou Jaafar Mohammed El-tabari) : (839-923 de l'ère chrétienne) Grand historien et juriste arabe. Son commentaire du Coran fait référence. En occident, il fût surtout connu pour son "histoire des prophètes et des rois", ouvrage encyclopédique traitant de l'histoire universelle.
- Takafoul : Terme de droits des transactions commerciales. Forme d'assurance islamique basée sur le principe coranique du Ta'awoun ou "aide mutuelle".
L'assurance porte sur la protection mutuelle des capitaux et des biens en partageant le risque de perte par un de ses membres. Ce type d'assurance est semblable à l'assurance mutuelle du fait les membres sont assureurs aussi bien qu'assurés.
V
- Verset : Phrase ou groupe de mots composant le
Saint-Coran. voir
Ayat.
- Voile islamique : Plusieurs passages du
Coran font allusion aux vêtements, et notamment au "voile", de la femme musulmane (Coran
sourate XXIV, versets 31 et 60 ainsi que sourate XXXIII, verset 59). Le Coran insiste sur le principe suivant : Il est recommandé principalement aux croyantes de ne pas exposer leurs agréments (parures et atours corporels). Au sujet du vêtement, aucune description précise n'est faite dans le Coran mais seulement dans la
Sunnah. Le vêtement ne doit pas être serré ou transparent, ne pas attirer les regards ni ressembler aux vêtements des mécréants.
voir aussi
Hijab.
Les termes suivants renvoient également au voile islamique : khimar, choudar, malhafa, safsari, haik, izar, litham ou encore mal'a, niqab, abaya, tarha, bourqou, tchador(Iran), tcharchefe et bachlik (turquie), purdah (Inde) et taguelmoust (Touareg). Les tissus, la manière de le porter et la signification changent d'une région à une autre selon les traditions.
Z
- Zikr (Dhikr) : Rappel, ensemble d'invocation, édification morale. Ce terme est parfois utilisé pour désigner le Coran et la Thorah (le pentateuque).
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